Présentation

Prix Fu Lei de la traduction et de l’édition

Dans le contexte de la toute nouvelle République Populaire de Chine, la littérature et la pensée françaises ont été parmi les premières influences intellectuelles en provenance de l’Occident. Ce sont de grands noms comme Voltaire, Rousseau, Montesquieu, Hugo et Balzac qui ont nourri l’esprit des lecteurs chinois de l’époque. Après l’ouverture du pays dès la fin des années 1970, davantage d’écrivains français ont pu être publiés en Chine, de Proust à Camus, de Sartre à Duras, en passant par Le Clézio et Modiano.  

Aujourd’hui, pour les éditeurs français, la Chine est le premier partenaire à l’international et le chinois est la première langue des cessions de droits. En 2024, 1176 contrats ont été signés entre éditeurs français et chinois. 

Dans ce processus de rayonnement de la littérature et la pensée françaises en Chine, le travail des traducteurs est absolument essentiel. « Sans les traducteurs, le lecteur est comme un malvoyant sous le ciel étoilé du monde littéraire » a déclaré Mme Tie Ning, l’ancienne Présidente de l’Association Nationale des Écrivains de Chine, lors de la cérémonie du Prix Fu Lei 2014. 

Créé en 2009 à l’initiative de l’ambassade de France en Chine avec des intellectuels chinois francophones représentés par le professeur Dong Qiang, le Prix Fu Lei a pour objectif de valoriser le travail des traducteurs et des éditeurs qui se fait habituellement dans l’ombre. Ce Prix doit son nom au grand traducteur chinois Fu Lei (1908-1966), qui a rendu accessibles aux lecteurs chinois les œuvres de Balzac, Voltaire ou Romain Rolland.  

Chaque année, le Prix Fu Lei récompense les meilleurs ouvrages traduits du français vers le mandarin publié en Chine, dans les catégories « Littérature », « Essai » ainsi que « Jeune pousse » pour la jeune génération de traducteurs. Les prix sont dotés comme suit : 4 000 euros pour le lauréat du prix « Littérature », à partager 1/3 pour l’éditeur et 2/3 pour le traducteur, 4 000 euros pour le lauréat du prix « Essai », à partager 1/3 pour l’éditeur et 2/3 pour le traducteur et 1 500 euros pour le lauréat du prix « Jeune Pousse » (somme versée en totalité au traducteur). 

Le Prix Fu Lei s’inscrit dans un ensemble d’actions mises en œuvre par l’ambassade de France en Chine pour soutenir l’excellence dans la traduction d’œuvres françaises vers la langue chinoise : 

=> le programme d’aide à la publication Fu Lei (PAP Fu Lei) à destination des éditeurs chinois qui s’engagent dans une politique de traductions d’auteurs français ;  

=> la formation annuelle de traducteurs autour d’un thème spécifique.